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Chers fonctionnaires de l’Éducation Nationale (et du privé conventionné)

Savez-vous pourquoi vous exister ? Quelle est votre fonction ?

Je ne vous demande à votre niveau individuel, ça vous le savez. Quelle est la fonction de l’éducation nationale ?

J’ai toujours cru que vous étiez là pour me transmettre les savoirs nécessaires à mon épanouissement, à mon émancipation. C’est vrai, en partie (petite). L’éducation que vous m’avez appliquée a consisté à me faire rentrer dans un moule, dont la taille et forme changeait en fonction des années et des réformes ministérielles.

Vous êtes des ouvriers, tourneurs-fraiseurs de l’esprit et du corps des enfants.

Vous vous saisissez, de manière obligatoire, de la matière première enfantine, et vous allez la transformer pour qu’elle prenne la forme que l’État entend que vous lui donniez.

A chaque étape de transformation du produit humain, un contrôle de conformité est entrepris, les enfants sont classés, hiérarchisés en fonction du degré de conformisme.

Tant de % pour renouveler l’appareil d’État (fonctionnaires, journalistes, avocats, médecins,…) tant de % pour servir les plus riches (gestionnaires de patrimoine, administrateurs, contrôleur de gestion, comptables,… ), le reste, les non conformes sont orientés vers l’industrie, le monde agricole ou le commerce.

Ce sont les mêmes étapes que sur une chaîne de production de canettes.

Si un enfant atteste de sa conformité, il passe sur la chaîne suivante de façonnage. Si son degré de conformité est inférieur à la moyenne, il est soit recyclé (redoublement), soit orienté vers des éducations plus brutes (éducations professionnelles, militaires ou agricoles).

Les produits les plus conformes passent à l’étape suivante.

Deux grandes étapes de contrôle de conformité sont la fin du collège et le baccalauréat.

Grace à ces deux contrôles, vous arrivez à discriminer les individus les plus conformes, ceux à qui des champs de savoirs sont réservés.

Chers professeurs, vous avez certainement attesté de votre conformité et n’avez pas eu la chance de découvrir le “régal” des voies de garages, réservées aux non conformes, aux “cas sociaux”.

Évidemment, les plus conformes des conformes, atteignent les grandes écoles et deviennent ceux qui déterminent les critères de conformité à atteindre, et quels savoirs doivent être accessibles et à qui.

Lacunes éducatives

L’art oratoire

Pourquoi l’école ne m’a pas appris à parler ?

Voilà la question qui m’a fait rédiger cet article. Pourquoi a-t-il fallu que j’arrive à l’université pour apprendre à parler, pour découvrir des stratégies communicationnelles ?

J’ai bien appris à écrire et réciter à l’école primaire et au collège, mais pas à parler.

Je me suis souvenu qu’en classe d’italien (LV2) en quatrième au collège, alors que j’étais assis à côté de la belle Laetitia, je ne disposais pas des moyens pour lui exprimer mes sentiments ? J’aurais bien voulu lui expliquer ce que je ressentais, mais je ne disposais ni des mots, ni de la manière. Laetitia n’est plus qu’un souvenir, un regret aujourd’hui.

Est-ce que l’art de parler est volontairement soustrait de l’éducation appliquée aux enfants ? Pourquoi est-il réservé aux Universitaires ou aux Grands Écoliers ?

La science familiale

La femme que j’aime est éducatrice AEMO, elle dispose du savoir familial, qu’elle transmet uniquement après qu’un traumatisme ait été subit par un enfant, qu’un juge ait “jugé” la famille coupable, appliqué une dose de morale et d’humiliation, avant de décider de donner accès au savoir familial dont tous manquaient.

Pourquoi l’éducation nationale n’enseigne pas les sciences familiales ? Si c’est l’émancipation des individus que l’école recherche, alors il faut former les enfants à ce qui est le plus probable qu’ils deviennent : des amoureux, et des parents.

Rien ! un peu de biologie, de la morale et de la politique, mais pas une miette d’information sur ce que sera réellement leur vie d’adulte.

Les enfants sont vierges de tout enseignement sur la partie familiale de leur vie. Alors c’est trés bien pour les enfants qui vivent dans une famille où ils disposent d’un exemple viable à reproduire, mais pour les autres ?

Pour les plus fragiles qui vivent dans des familles qui elles mêmes n’y ont pas été éduquées, pourquoi eux ne sont pas instruit en la matière ? et tous les autres qui croient que leur modèle familial est viables et qui se trompent?

La science sociale

Notre République est bâtie sur le principe de l’égalité du genre humain. Pourquoi l’école qui dispose des outils, des savoirs pour former les esprits, contrôler la conformité des produits, n’inclut pas la tolérance à la diversité dans ses programmes éducatifs?

Pourquoi, si les scores des partis politiques racistes, arriérés inquiètent tant les média, n’y a-t-il pas des cours de découverte de l’autre ? Combiné à l’art oratoire, les enfants seraient même capables de parler à des gens qui ne leur ressemble pas, qui viennent d’ailleurs.

La science sociale pourrait être enseignée au même titre que ces conneries d’équations du second degré.

C’est bien plus essentiel de savoir parler à sa sœur humaine que de pouvoir résoudre : 2y+4x = la tête à toto

La science médicale

S’il y a un savoir nécessaire à tous les êtres humains, c’est bien celui de prendre soin de lui-même.

Une vague leçon de biologie en quatrième, c’est tout ce dont je me souviens. Ha oui, et des campagnes anti-sexualité au motif du sida.

Je me souviens des visites médicales scolaires, pour que l’état puisse constater les effets dévastateurs de la nourriture industrielle sur ceux qui n’avaient pas de parent doté d’une instruction culinaire pour rattraper le coup, et établir l’autorité médicale qui fait patienter.

Même lorsque je suis entré à la faculté des sciences et techniques, le savoir médical ne m’a pas été accessible. J’ai étudié pourtant la biologie, la chimie et chimie orga. Rien sur la médecine.

Je n’étais pas assez conforme je pense.

La science légale

Alors que la vie humaine actuelle est un monde de droits, aucun enseignement n’est fourni en matière légale avant l’université.

Alors que connaitre le droit, les raisons d’existence des interdictions et des obligations sont essentiels à un individu pour qu’il comprenne les règles de la société dans laquelle il va vivre, rien ne lui est enseigné. Enfin, pas s’il a un défaut de conformité et qu’il est orienté vers des voies de garage.

Pour les conformes, évidemment, et qui accèdent à l’enseignement supérieur, le savoir leur sera dispensé, un peu, un minimum.

Omerta politique et syndicale

A 42 ans, dont près de 20 années à lire des programmes politiques et syndicaux, je n’ai jamais lu une ligne revendiquant l’enseignement de ces savoirs.

Les syndicats de profs ne parlent jamais de ça. Les partis politiques, même progressistes, ne parlent pas de ça.

Pourquoi les enfants “non conformes” sont privés de ces savoirs? Pourquoi les syndicats et partis politiques, qui disent se préoccuper des enfants, ne revendiquent pas que ces savoirs soient enseignés ?

Sur internet cette question ne trouve pas de réponse. J’ai donc essayé d’y répondre moi-même.

Les champs Elysées ?

J’ai cherché des raisons tangibles qui m’expliqueraient pourquoi on ne me les a pas enseignés et pourquoi les gens qui font tant de raffut à propos de la “qualité de l’enseignement” ne demandent jamais cela? Je n’en ai pas trouvé.

J’ai trouvé par contre une raison intangible, c’est à dire économique, financière.

Chaque savoir qui n’est pas enseigné génère une rente à une catégorie sociale qui ne peut exister que si l’on prive les enfants de ces savoirs.

La justice familiale et les associations sociales

Si tous les enfants accédant au collège (98% je crois) recevaient un enseignement sur la science familiale, de tenir une maison, de faire à manger, sur l’art de parler à son amoureux, de lui exprimer ses sentiments, ses émotions, ses inconforts, alors les tribunaux familiaux seraient vides ou presque. Les politiques qui reprochent la mauvaise éducation des parents et des enfants n’auraient plus le plaisir de le faire.

Comment peut-on reprocher à un enfant d’être mal éduqué, s’il ne l’a tout simplement pas été?

Les juges aux affaires familiales vivent du non-enseignement des sciences sociales, familiales et oratoire. C’est leur gagne pain. Ils en vivent.

Depuis 1945, des associations familiales, politiques ou religieuse font également leur beurre sur cette lacune éducative. Elle refusent d’imaginer pouvoir intervenir en amont du problème. Leur pouvoir serait moins important si le traumatisme d’un enfant n’avait pas lieu.

Du sang et des larmes, voilà ce qu’il faut pour que l’État se décide à transmettre le savoir.

J’allais oublier les ministres et les hommes politiques, tous partis confondu. Tous, le doigt pointé vers l’enfant ou le jeune, ou la mère seule, ou le père absent et à leur reprocher leur “manque d’éducation”.
La nation paie cher financièrement et socialement pour cette éducation que les politiques programment pour être lacunaire.

La rente médicale

Pourquoi l’éducation nationale prive les futurs citoyens des savoirs nécessaires à prendre soin d’eux?

La seule réponse qui, selon moi, pourrait l’expliquer est qu’un groupe de gens aient un intérêt à ce manque.

Effectivement, des catégories sociales vivent grassement de ces lacunes éducatives.

La peur de la mort, de la maladie, et la privation des savoirs qui permettraient aux individus de s’en détacher constituent les éléments essentiels de la rente médicale.

La rente légale

Un individu qui ne connait pas ses droits, qui ne comprend pas les lois et règlements auquel il doit se conformer pour vivre en société, va inévitablement, dans sa vie d’adulte, devoir faire appel à un homme de loi. Ce dernier va lui faire payer cher cette absence de savoir.

Quand cette lacune éducative se conjugue avec un travail législatif permanent dont l’objet est de complexifier le droit, alors le citoyens lambda est prisonnier de cette rente obligatoire.

Front de libération de l’éducation nationale (FLeN)

Chers professeurs et fonctionnaire de l’EN. En oubliant la raison d’être de votre Corps, en vouant un culte à la classe politique, en vous liant à elle et en vous rendant dépendant d’elle, vous vous avez oublié les attentes et besoins de la population.

Vous êtes enchaînés aux maîtres de vos écoles qui vous disent quoi enseigner à qui : les partis politiques.

Aujourd’hui vos maîtres commencent à comprendre que pour remplir vos fonctions les outils informatiques sont moins chers et plus efficaces que vous. Ils veulent désormais vous remplacer.

Si vous pensez qu’en remettant une balle dans ce flipper politique déglingué vous pourrez conserver vos emplois, c’est une erreur.

La classe politique aujourd’hui est à la main des financiers, des riches, des personnes âgées riches. Ils n’ont que faire de vous ou des enfants.

Vous avez la possibilité, puisque vous avez un savoir qui vous a été transmis, de réfléchir, d’analyser les forces en présence et de déterminer la stratégie qui vous permettrait de vous libérer de cette emprise politique : la nation.

Avez vous jamais demandé aux parents ce qu’ils attendaient de vous? avez vous jamais demandé aux enfants ce qu’ils attendait de vous ?

Je ne parle pas de ces simagrées consultations participatives où l’ordre du jour et les budget est fixé par le ministère.

Je parle d’une implication réelle des parents et des enfants dans la construction des programmes qui leurs sont appliqués. “Que périssent les profs d’italien pour le principe démocratique” aurait dit Robespierre, s’il était là aujourd’hui.

Réforme agraire

La Révolution démocratique en devenir va, comme toute les révolutions se le doivent, mener une réforme agraire.

L’éducation nationale doit elle appliquer les programmes construit par les ministres qui se succèdent à sa tête ? Pourquoi la volonté d’individus dominants (ministres/hauts fonctionnaires) doit prévaloir sur les attentes des parents et des enfants qui paient (cher) pour que leur enfants puissent avoir une meilleure vie qu’eux même ?

Comment les parents peuvent s’approprier l’outil éducationnel pour répondre à leur besoins réels?

Les syndicats, qui aujourd’hui ne sont plus qu’un rouage administratif de l’appareil d’État, sont-ils qualifiés et volontaire pour imaginer une éducation véritablement nationale ? au service de la nation et des individus qui la composent?

Sont-ils obligé de ne jouer qu’un rôle de comité de soutien et de souvenirs aux nouveaux moines copistes ? Comment les professeurs pourraient continuer d’exister dans une éducation nationale démocratisée?

Ces syndicats peuvent-ils se concentrer sur ce dont les gens ont besoin : savoir se parler, s’aimer, vivre ensemble, se soigner et se défendre légalement ? S’il reste du temps, on s’occupera des autres savoirs non essentiels.

Les clôtures des champs Elysées, des champs de savoirs exclus du commun, doivent être abattues et leur savoirs répandus.

Il n’est pas question de se passer des médecins, ni des avocats, encore moins des juges, mais ces professions doivent comprendre qu’ils doivent se réinventer. Ces professions disposent de l’appareil intellectuel pour s’imaginer dans un monde où ils ne vivraient plus de l’inégalité des savoirs mais de leur partage.

Enfin, les politiciens vont devoir comprendre qu’ils ne peuvent plus reprocher le manque d’éducation des enfants dont ils ont la charge de l’éducation. Ils prélèvent, de manière obligatoire, une partie de la richesse produite par les parents justement pour les éduquer correctement, et ils organisent les lacunes éducatives.

Cela doit cesser !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Foie_gras#/media/Fichier:Gavage-cages-collectives-France.jpg

Journalisme actuel

Le journalisme est-il démocratique?

Le journalisme actuel est calé sur l’organisation politique du pouvoir. C’est un journalisme vertical dont la direction est descendante.

Processus du journalisme actuel

Qui décide le sujet d’un article ?

Le journalisme hiérarchique

C’est le nom du journalisme actuel. Il est organisé pour traiter les sujets qui intéressent la direction du média. Le chef rédacteur se lève le matin, consulte les informations que ses collègues d’autres médias ont publiés avant lui et ordonne à un de ses employés de rédiger un article sur un sujet qu’Il aura trouvé intéressant (en terme d’audience).

Est-ce que le sujet intéresse les lecteurs ? Peut être pas, mais ce n’est pas important puisque le rédac-chef, lui, y est intéressé puisque ses confrères le sont également.

Les sujets sont forcés dans l’esprit des gens qui ont assez de temps de cerveau disponible pour accepter des informations que d’autres ont jugé intéressantes.

Le journalisme hiérarchique décentralisé

Lorsque le rédac-chef est trop vieux, n’a plus envie de s’embêter ou n’est plus intéressé à rien, il laisse à ses journalistes membres de la hiérarchie journalistique, le choix du sujet qu’ils veulent traiter eux, pour gaver l’esprit des lecteurs.

Le principe est toujours descendant.

Le journalisme politique

Ce journalisme est le plus fainéant. Il laisse au Pouvoir Politique le choix du sujet qu’il faudra faire avaler au gens. Souvent le gouvernement ou les partis politiques présentent les éléments de langage à reprendre pour que la rédaction se fatigue moins.

En fonction de la pression politique appliquée sur la rédaction, les journalistes seront libre de traiter d’autres sujets ou pas.

Quand la pression est formidable, comme c’est le cas pour le Corona virus, il est obligatoire que tous les journalistes, y compris ceux qui ne parle pas de politique rédigent des articles sur le sujet dont le Pouvoir peut qu’on parle.

Ainsi, au Figaro, qui est un des grands journaux politiques français, à l’heure où le gouvernement veut que la population reste enfermée chez elle, tout le monde doit parler de confinement, y compris les journalistes de mode, alors on fait le job que le pouvoir attend.

Le journalisme presque démocratique

Certains journaux tentent d’intégrer des processus démocratiques dans les sujets accessibles à leur lecteurs. C’est le cas par exemple à Mediapart.

Ce journal, fondé par une Personnalité du journalisme (Edwy Plenel), a démocratisé l’approche journalistique en laissant une place dans sa Une aux sujets dont ses abonnés veulent parler.

Une place est laissée, colonne à droite et en bleu, aux articles rédigés par les abonnés. Toutefois, le haut de la colonne est occupé par les articles qui auront retenu l’attention de la rédaction, les articles n’ayant pas bénéficié étant relégués au bas de la page, selon des règles algorithmiques.

Mediapart, est, à ce jour l’expérience grand public la plus aboutie de démocratisation journalistique.

Pour mediapart, la démocratie a un prix, 11 euros par mois.

Que pourrait être un journalisme démocratique ?

Journaliste est un métier. Il consiste à présenter un sujet selon les “règles de l’art” qui doivent être apprises, même si l’ont n’est pas obligé de s’y conformer.

Le journalisme démocratique n’est pas simplement l’alignement d’une suite de mots sans sens ni direction.

Un journaliste démocratique pourrait se laisser aller à ne pas attendre que le sujet qu’il doit traiter tombe du ciel (de la bouche d’un politique, d’un chef, ou d’un propriétaire), il n’est pas non plus un moyen de faire la réclame pour le travail d’un ami (ou d’un ami d’ami).

Un journalisme démocratique, dans l’élan produit par mediapart pourrait mettre le citoyen, le quidam, au centre du choix des sujets qu’il traiterait.

“qu’auriez-vous envie de lire dans le journal de demain?” pourrait-être la question que poserait un journaliste démocratique en s’adressant à son lecteur, considérant tout humain comme son égal dans le choix des sujets qu’il voudrait traiter.

Democratic style

Lorsque je suis allé en Angleterre pour étudier (l’Université française ayant refusé de m’accueillir dans un premier temps) j’ai découvert le MLA style. C’est un style qui renforce l’étude et l’enseignement de la langue et de la littérature.

C’est un un guide de la révérence langagière. Un manuel protocolaire digne de “l’art de réussir” de Nadine de Rotchild.

On y apprend à qui, et comment faire la révérence. La révérence linguistique est la taxe dues à des gens qui ont pensé avant soi.

Il est évident qu’un hommage peut être rendu par quelqu’un qui écrit à celui qui a écrit ce qu’il pense avant lui.

Qui détermine à qui l’on doit rendre hommage, si ce n’est celui qui écrit ?

Par exemple, si je décide de parler de propriété et que j’utilise ces mots : la propriété c’est le vol.
Le MLA style impose d’enfermer les mots entre des guillemets, de mettre entre parenthèse le nom de famille de l’auteur et l’année d’édition, cela donnerait “la propriété c’est le vol” (Proudhon, 1841). Un numéro de révérence est attribué et, en fin d’ouvrage, la liste des titres de propriété intellectuelles est rassemblée dans une Bibliographie.

Toute les personnes qui ont eu l’idée de penser les mots dans cet ordre son propriétaire de l’idée, à jamais (ou presque). En l’espèce, pour “la propriété c’est le vol”, c’est absurde puisque si la propriété intellectuelle de ces mots est du vol, pourquoi y faire révérence ? Fait-on désormais la révérence à des voleurs ?

En l’espèce toujours, Proudhon, à qui l’on attribue cette idée l’aurait volée, selon Karl Marx, à Jacques Pierre Brissot (un révolutionnaire de 89, sans tête désormais).

Propriété intellectuelle

La révérence à la propriété intellectuelle, condition sine qua non à la révérence des autres formes de propriété (foncières, autoritaires, immobiliaires, mobiliaires, langagiaires et même amoureuse).

Lorsque vous écrivez un texte, il est d’usage, de coutume, de tradition, de plier le genoux et de saluer la grandeurs des propriétaires des agencements particuliers des mots qui ont précédé. “C’est comme ça et pas autrement” (Beri, 1970)

Une tradition, comme toute création humaine peut changer. Les révérences langagières aussi, elles changent d’ailleurs tout le temps.

C’est ainsi qu’avec l’apparition d’internet et des liens hypertextes, on peut supprimer les guillemets et pointer directement vers la source de l’information. Cela évite des lourdeurs oculaires, supprime des clôtures entre les mots et facilité la lecture et l’accès à l’information.

Revenons en à “la propriété c’est le vol” (Proudhon, 1841), celui qui oublie les guillemets se rend coupable du plus grand crime de langue majesté : le plagiat.

C’est un crime tellement grand que des robots ont été construit pour repérer les criminels et les dénoncer à la police académique.

Une propriété immobilière

Le problème de la propriété intellectuelle actuelle est qu’elle est considérée comme une propriété immobilière, comme une maison.

On a pris des briques (lettres) qu’on a mélanger pour former un ciment (langue) et avec lesquels on bâti des murs (phrases). Les règles de l’art de la maçonnerie sémantique sont l’orthographe, la grammaire, et le style académique dont le MLA style est l’un des plus brillants (plus utilisé).

En France, les propriétaires de la langue sont réunis dans l’Académie Française. Ce sont souvent des vieux qui s’y retrouvent par cooptation, ou élection. Ils sont les politiciens de la langue. On y trouve des maçons du verbe qui ont parfois du talent, parfois moins.

L’Académie Française a été créée par un roi qui n’en pouvait plus de voir que des écrivains permettaient à ses sujets de s’évader de lui. Il fallut donc cadastrer la langue, clôturer ses champs, de manière à ce que le Roi et ses obligés obtiennent les révérences des lecteurs.

Le Roi en fut si satisfait qu’il demanda à des scientifiques de cour, de créer l’académie des Sciences, et toutes les autres académies (militaire, juridique, médicale, théatrale). Il est impensable que l’on puisse penser sur quelque sujet que ce soit en dehors du Roi, sans qu’un genoux ne se plie devant lui.

Comme tous les ouvrages d’art, vient un jour la question de son actualisation, de sa rénovation. Tous les ans, l’académie française donne droit à des mots d’exister et à d’autres de cesser de l’être.

Si un jour les maçons de l’académie ont été jeunes et fougueux, lorsqu’ils arrivent, à force de révérences, à pénétrer dans l’ordre des maîtres maçon, ils n’ont ni la force et ni l’envie de reconstruire la maison, même si de méchantes fissures apparaissent en façade (écriture inclusive, grammaire justifiant les inégalités).

Lorsque les propriétaires sont vermoulus, la langue dont ils tirent honneur et fortune, finit par ne plus être utilisée, ou mal. Les personnes qui sont exclues de cette propriété la quittent.

Langue démocratique

Les laboratoires Bell (inventeur du téléphone ex æquo avec Meucci), cherchaient à transmettre les messages de la façon à la fois la plus économique et la plus fiable : de manière démocratique en bref.

Soit tu es, alors : 1, soit tu n’es pas : 00. Si tu es tu ne peux pas être plus ou moins que 1.

Ces lettres (0 et 1) sontt organisées en octets et donnent des phrases comme : 00001010 1011100 00101011.

Cette langue informatique a donné naissance à une ribambelle de rejetons certains libres et démocratiques comme JavaScript ou Python, d’autres sont “propriétaires” comme Delphi, le langage est considéré comme “fermé”.

Le problème des langues informatiques fermées, comme des langues sémantiques fermées, est que l’actualisation ne peut être faite que par les propriétaires. Lorsque ceux-ci sont trop vieux, ou trop fatigués ou qu’ils ont envie de faire autre chose, ces langues cessent d’être actualisées.

Les langues informatiques fermées ont tendance à disparaître de ce fait.

La langue sémantique, pour moi le français, meure à petit feu. D’une part parce que les personnes chargées de son actualisation ne s’en intéressent pas (trop concentrés aux jeux politiques), d’autres part parce que les interfaces d’accès à la langue (école, télévision) n’arrivent pas à penser leur dépassement.

L’école obligatoire imaginée depuis les cendres sanglantes de la Commune de paris (Jules Ferry) s’est calcifiée. Les conditions de transmission de la langue ne se sont pas adaptées aux personnes à qui elle devait servir. Le pouvoir politique de l’académie française a préféré adapter les personnes à la langue plutôt que la langue aux personnes.

Dstyle (Style démocratique)

Je ne suis pas en mesure d’établir seul un style démocratique qui puisse dans le même temps libérer les langues sémantiques, tout en préservant une structure qui permette que le plus grand nombre d’usager puissent s’en satisfaire.

Les langues démocratiques aujourd’hui sont limités à l’échange avec des machines.

Si nous voulons vivre dans une société démocratique, la langue française doit se libérer de son carcan propriétaire et lui donner la capacité de s’adapter aux individus qu’elle doit servir, pas l’inverse.

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Ministry of Information Photo Division Photographer - http://media.iwm.org.uk/iwm/mediaLib//43/media-43894/large.jpg This is photograph D 20472 from the collections of the Imperial War Museums.

Le Monde Démocratique

Le monde diplomatique existe parce qu’il y a des frontières. Justifiant l’existence d’une science : la diplomatie.

Pensez vous que l’Humanité s’encombrera encore longtemps de frontières ? Qu’est-ce qui sépare notre réalité avec frontières de la prochaine réalité sans frontière ? Des guerres, des famines, des gens qui meurent derrières des barbelés, des humiliations, des mensonges, la science politique en fait ?

Comment appellerons nous le régime d’une humanité sans frontières ?

Ne serait-ce pas un monde démocratique ?

Un monde démocratique

La démocratie est l’égalité des femmes et des hommes en droit, dont les représentants sont tirés au sort et formés à l’exercice.

Le pouvoir divin qui se transmet par l’élection pourra peut être continuer d’exister dans quelques clubs privés sado-maso qui voudront avoir le meilleur des chefs, ceinture à la main.

Le reste des organisations sociales indispensables à la vie humaine désigneront leurs représentants par le hasard.

Oui, mais les compétences ?

Qu’est-ce qu’une compétence si ce n’est un savoir et un savoir faire transmis, ou pas.

Un incompétent est quelqu’un qui n’a pas encore appris, il suffit donc de lui apprendre pour qu’il devienne compétent.

L’Institut des Sciences Démocratique est là pour s’assurer que chaque personne tirée au sort pour exercer des fonctions administratives soit formée à cela.

Qu’est-ce qu’un journal démocratique ?

Un journal démocratique fournit une information non politique. C’est à dire que pour chaque sujet traité l’autorité attribuée politiquement (chef de service, directeur, président de l’association, membre d’une académie) n’a pas de valeur.

Par exemple, le sujet du Corona virus, la valeur de la parole d’une infirmière est égale à la valeur de la parole d’une chef infirmière.

La valeur de l’information fournie par un médecin d’un service a la même valeur que celle du chef de service.

L’élection des chefs, ou leur nomination dans le cadre d’un processus politique (donc occulte), ne permet pas d’obtenir les meilleurs, tout le monde s’en rend compte.

Partant de ce principe, si cette méthode de hiérarchisation dans un service ne permet pas de désigner le “meilleur”, pourquoi s’encombrer d’un chef qui pense être le meilleur ? Ne nous en encombrons pas.

Un journal démocratique est donc la compilation d’informations fournies sur des sujets qui intéresse par des gens compétents qui n’ont pas été consulté parce qu’ils ont été élus ou qu’ils sont nommés les “meilleurs” par une autorité qui a été élue.

A compétence égale, valeur égale.

Mais encore ?

Le journalisme politique est une publicité de personnes et de partis politiques.

Un problème se pose, différentes solutions peuvent être envisagées, mais l’article va faire l’article d’une solution traçant une ligne claire entre les méchant qui veulent pas régler le problème et les gentils qui veulent le régler de la manière dont le journaliste pense qu’il devrait être réglé.

Mais comment choisir un sujet ?

Les sujets aujourd’hui sont choisis par un journaliste, qui demande l’extrême onction à son rédac chef qui a été élu dans le cadre d’une élection ou désigné par le propriétaire du journal.

Une des manières de déterminer quel sujet doit avoir l’honneur d’être traité journalistiquement pourrait être d’attendre que le lectorat présente les problèmes qu’il rencontre, les décrivent brièvement (ou quand qui quoi comment pourquoi), indique quelques mots clés, puis un journaliste qui trouve le sujet intéressant s’en empare consulte des personnes compétentes (par forcément un chef, ou pas seulement) et traite le sujet, pas pour faire la pub de la personne compétente qui a un livre à vendre ou des photos à exposer, juste parce qu’il a des compétences à partager.

D’autres méthodes sont à imaginer, les journalistes qui se joindront au projet, auront la charge de les établir.

Tirage au sort de la coordination rédactionnelle

Rien n’est plus politique qu’une rédaction de journal.

Le pouvoir divin y est attribué soit par l’élection, soit par la nomination depuis une puissance d’argent ou politique.

Le rédac chef est celui qui aura su faire convergé à lui assez d’intérêts (ambitions personnelles, appétit financier, intentions politiques) pour être désigné Chef !

Comment procéder pour désigner démocratiquement une coordination ?

La rédaction se réunit et détermine les compétences nécessaires qu’elle attend de sa coordinatrice pour accepter son autorité. Parmi les membres qui disposent de ces compétences est tiré au sort la ou les membres de la coordination pour une période de temps (1, 2 ou 3 ans).

Toute l’équipe qui a intéret à ce que la rédaction fonctionne correctement appui la coordination.

Si celle-ci se sent dépassée, elle n’hésite pas à consulter l’ensemble de la rédaction pour dépasser un obstacle.

L’enjeu n’est plus d’être le meilleur, mais de fournir des conditions de rédaction optimale.

Journaliste dépendant du Pouvoir Politique

Les journalistes constituent une part essentielle de l’appareil d’État. Même s’ils sont critiques à son endroit, il ne peuvent considérer la fin d’un pouvoir pourtant défaillant.

Ils ont besoin même qu’il défaille. Sans les affaires, l’impuissance politique, les ridiculades, qu’auraient à raconter les journalistes ?

Acheterait-on les journaux ou suivrions nous une actualité qui doit être nécessairement effrayant, scandaleuse, choquante. car notre attention se monnaie à prix d’or.

Est-ce que les journalistes ne sont pas comme des pique-boeuf, sans les boeufs ils n’existeraient pas.

Homme politique une espèce en voie de disparition.

La politique a gouverné l’humanité depuis des milliers d’année, en tant qu’art. Elle devint une science lorsque qu’en 1871 Monsieur Boutmy créa l’École Libre des Sciences Politiques.

Depuis lors, la science politique a conquit les gouvernement de nombreux pays. Mais la Science Politique s’éteint et les hommes qui la manient sont aujourd’hui en voie d’extinction.

On pourrait croire que tous les journalistes ne sont pas spécialisés dans la politique, mais c’est faux. la science politique, et son outil : l’élection, on envahit de nombreux secteurs de la société.

Ainsi un journaliste sportif qui commente une décision de l’uefa ou de la Fifa, est un journaliste politique. il parle d’un univers régie par les mêmes règles que celles d’un parlement.

Le tirage au sort impossible pour les journalistes

Le tirage au sort, mis en avant par Etienne Chouard, est l’outil démocratique. Lorsqu’il sera mis en place et que son effectivité à désigner des représentants efficace à satisfaire aux attente de la population, la démocracie sera établie.

La Démocratie, met en danger une partie de l’appareil d’État, dont les journalistes.

Imaginez un monde qui fonctionne mieux, aurait-on besoin de nous distraire de notre vie par des actualités effrayantes, choquantes, scandaleuses…

Les conditions matérielles d’existence des grands journaux actuels sont dépendantes de l’incurie politique. Si le show s’arrête, plus de lecteur.

C’est pour cette raison que l’appareil médiatique à disqualifié Etienne en lui collant une étiquette d’antisémite.

On ne peut leur reprocher. On peut avoir de la pitié vis-àvis d’une profession qui vit ses dernières heures enchainés.

Elle n’arrive pas à imaginer comment elle va gagner sa vie s’il n’y a plus toutes ces actualités croustillantes.

Ne vous inquietez pas chers journalistes, la population aura toujours besoin d’être informée sur les choses qu’il faudra améliorer, les situations nécessitant une attention particulière.

Mais ces situations ne se trouvent pas dans des salons parisiens, ni dans les cabinets ministériels, encore moins dans les coulisses politiques. Sortez-en et découvrez la population que vous servez !

Il n’y aura pas de place, dans le monde démocratiques, pour des journalistes de cour. Réinventez vous, réinventez votre profession.

Démocratisez vos syndicats sur lesquels des rentiers règnent et oublient de servir vos intérêts et ceux de la population. Ce n’est pas de leur faute, mais du principe électoral.

La même chose a lieu dans vos rédactions. Si vous tirez au sort, parmi-vous, les rédacteurs en chefs, vous vous ouvrirez un nouveau monde d’information, et vous libérerez votre profession.

La démocratie est à portée de main.